Ciné-débat : "Lorsque le paysage s'anime" avec Jacqueline Osty, Grand Prix de l'Urbanisme 2020

Monday, September 20, 2021 6:30 PM to 8:15 PM
En ligne
Table ronde
Réinventer notre relation au vivant

Information

L’approche par le paysage peut-elle être une clé pour repenser les liens et les équilibres entre espèces qui cohabitent dans les espaces urbains ? Voici l’une des interrogations qui pourrait constituer l’un des fils rouges de cette rencontre avec la paysagiste Jacqueline Osty, Grand prix d’urbanisme 2020. Jacqueline Osty fait partie de la génération d’étudiants marquée par l'enseignement de Michel Corajou et son approche paysagère de la ville à l’école de Versailles. Elle s’engage depuis activement dans la fabrique urbaine, avec la création de parcs et la conception de projets d'aménagement, tant en centre-ville que dans les quartiers périphériques. Cette rencontre, au travers de ses influences et ses projets, sera l'occasion de mieux cerner sa vision de la place de la nature en ville au XXIe siècle.

Festival Close-UpDepuis leur naissance, le destin de la ville et du cinéma sont intimement liés. Lorsque les frères Lumière saisissent en 1895 la sortie des usines ou un train entrant en gare, l’esprit de la ville moderne est déjà là et plus jamais il ne quittera l’œil caméra. Certes, le cinéma s’en détournera par moment, s’échappant au dehors, respirant l’air plus pur des grands espaces mais la maintenant souvent hors champs pour la reconquérir très vite plein cadre. Tout y est filmé, ou presque. La caméra se faufilant sans cesse dans les moindres interstices de la ville. Le cinéma a trouvé son écrin, confortable ou tumultueux, pour l’éternité. Tantôt poétique et douce, souvent mystérieuse, parfois fantomatique et anxiogène, la magie urbaine opère sans cesse. La ville se mue pour se faire décor, personnage réel ou imaginaire, théâtre des intrigues et territoire de filatures, amoureuses ou plus périlleuses. Traverser la ville, la survoler, la contourner et s’y arrêter nourrissent ce voyage au bout d’une nuit sans fin. La ville est aussi le miroir des bouleversements du monde, de ses mutations et le cinéma, le témoin privilégié de ce qui la compose et de ce qui « fait ville ». Son plan, son  architecture, sa géométrie, son histoire mais aussi et surtout la vie qui coule dans ses veines : ses habitants, usagers, citoyens, travailleurs, visiteurs et exclus. Et puis en prenant un peu de hauteur, on devine ses formes, ses contours et ses débordements. Telle une rivière sortant de son lit, infinie et tentaculaire, la ville s’étend, grignotant le paysage. Ce paysage lui aussi changeant où la caméra s’aventure parfois pour reprendre sa respiration. La ville et nos territoires sont au cœur d’enjeux majeurs, humains, architecturaux, urbanistiques, environnementaux, culturels, paysagés et économiques. Quel meilleur moyen que le cinéma pour s’y aventurer ? Le festival Close-Up s’invite à la noce pour se faire le relai de ce destin commun. Il s’inscrit dans une démarche exploratrice, pédagogique, ludique et citoyenne. Projet de territoire (Paris et Ile-de-France) et d’ouverture sur le monde (sélection internationale), Close-Up souhaite croiser le regard des cinéastes, des acteurs de la ville et du grand public pour une pédagogie urbaine, sensibilisation à la culture architecturale et pour s’interroger sur notre propre devenir urbain. Le programme de cette 1ère édition se veut exigeant, soucieux de diversité et de plaisir partagé. Il s’articule autours de focus thématiques (paysage en mutation, Chine contemporaine), de sections (architecture à l’écran, la ville vue par Michael Mann, Regards sur Dakar, Panorama), de séances spéciales, d’avant-premières et de la présence de nombreux invités (cinéastes, architectes, paysagistes, historiens du cinéma, critiques, philosophes de l’urbain) pour accompagner les films et les partager avec le plus grand nombre. Enfin, le Festival Close-up tient à remercier chaleureusement les nombreux partenaires qui lui font confiance et qui vont contribuer largement à sa réussite.